Apostropher (verbe)
Définition de l'Académie française (éd. 1986)
| Verbe |
XVII e siècle, au sens de « se détourner ; révoquer, rappeler », puis « interpeller ». Dérivé d' apostrophe I.
1. S'adresser à une personne ou à une chose personnifiée en usant de la figure de rhétorique appelée Apostrophe. Le prédicateur, au milieu de son sermon, apostropha la Croix.
2. Interpeller avec brusquerie, sans égards ou même en termes désobligeants. Les prédicateurs du Moyen Âge apostrophaient vivement les impies. Quand il rencontra son rival, il l'apostropha grossièrement. Pron. Ils s'apostrophaient dans la rue.
Signification de l'Académie française (éd. 1932-35)
| Verbe |
Interpeller par une apostrophe. "Le prédicateur, au milieu de son sermon, apostropha la Croix. Après avoir longtemps parlé contre les impies, il les apostropha avec véhémence."
Fam., "Apostropher quelqu'un," Lui adresser la parole pour lui dire quelque chose de désagréable.
Par plaisanterie, "Apostropher quelqu'un d'un soufflet, d'un coup de bâton," Lui donner un soufflet, un coup de bâton.
Dictionnaire d'Emile Littré
| Verbe |
1 Adresser directement la parole.
GRESS.: « Ici Ver-vert, en vrai gibier de grève, L'apostropha d'un : la peste te crève »
MOL.: « Un pédant qu'à tout coup votre femme apostrophe Du nom de bel esprit »
2 Adresser à quelqu'un quelque parole désagréable, mortifiante.
3 Familièrement. Apostropher quelqu'un d'un soufflet, lui appliquer un soufflet.
J. B. ROUSS.: « Un magister s'empressant d'étouffer Quelque rumeur parmi la populace, D'un coup dans l'oeil se fit
ÉTYMOLOGIE
Apostrophe.
Signification éditée en 1835 par l'Académie Française
| Verbe |
Adresser la parole, dans un discours, à une personne, ou à une chose considérée comme si c'était une personne. "Le prédicateur, au milieu de son sermon, apostropha la croix. Après avoir longtemps parlé contre les impies, il les apostropha avec véhémence."
Fam., "Apostropher quelqu'un," Lui adresser la parole pour lui dire quelque chose de désagréable.
Dans le style comique, "Apostropher quelqu'un d'un soufflet, d'un coup de bâton," Lui donner un soufflet, un coup de bâton.
Ancienne définition de 1798 (Académie Française)
| Verbe |
Adresser la parole dans un discours à une personne, on à une chose considérée comme si c'étoit une personne. "Le Prédicateur, au milieu de son Sermon, apostropha la Croix. Après avoir long-temps parlé contre les impies, il les apostropha avec véhémence".
"Apostropher quelqu'un," signifie quelquefois, Lui adresser la parole pour lui dire quelque chose de désagréable.
On dit aussi dans le style comique. "Apostropher quelqu'un d'un soufflet, d'un coup de bâton".
Signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)
| Verbe |
Détourner son discours pour adresser la parole à quelque personne, ou à quelque chose considérée comme si c'étoit une personne. Le Prédicateur au milieu de son Sermon apostropha le Crucifix, apostropha la Croix. Après avoir long-temps parlé contre les impies, il les apostropha avec véhémence.
Apostropher quelqu'un, signifie quelquefois, Lui adresser la parole pour lui dire quelque chose de désagréable.
On dit aussi dans le style comique, "Apostropher quelqu'un d'un soufflet, d'un coup de bâton."
Définition du dictionnaire de Jean-François Féraud (édition de 1788)
| Verbe |
["Apos-trofé", tout bref.] Il n'a que le 1er. sens d'"apostrophe". 'Ce Prédicateur "apostropha le" Crucifix, l'Autel, etc.
- Dans le style comique, il régit la prép. "de": "
Un Magistrat s'empressant d'étoufer
Quelque rumeur parmi la populace,
"D'un" coup dans l'oeil se "fit
Rousseau.
APOSTROPHER, avec le seul régime simple, (l'accusatif) c'est adresser la parole à quelqu'un pour lui dire quelque chôse de désagréable. Pourquoi m' "apostropher" de la sorte? Il n'est que du style familier.
Signification éditée en 1694 (selon l'Académie Française)
| Verbe |
Adresser sa parole à quelque personne. "Le Predicateur a apostrophé un tel Prince qui s'est trouvé à son Sermon".
Emplacement dans le dictionnaire :
| apostille apostillé apostiller apostolat apostolin apostolique apostoliquement | apostrophé apostrophe apostume apostumé apotheose apothéôse | apothéose apothicaîre apothicaire apothicairesse apôtre apozème appaiser |
Quelques citations relatives :
Citation n°1 de Rodolphe TOEPFFER (Nouvelles genevoises)...classiques. J'avais jadis passé par ses mains, et je n'étais point insensible à l'agrément prosodique de ses apophthegmes ; aussi m'aimait-il, et il ne lui arrivait guère de me rencontrer sans m'apostropher à sa façon : puer, si qua fata aspera rumpas, tu marcellus eris. et sa panse rebondie allait, venait, d'un rire long et moelleux, auquel, sans le partager, je portais envie. S'il advenait qu'une...
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